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Le CADTM se réjouit de la mise en place d’un audit de la dette de la RDC mais s’inquiète des choix qui sont faits par le gouvernement Gizenga à ce sujet 13 mars 2007 - Depuis plusieurs années, le CADTM défend avec acharnement l’idée d’un audit de la dette publique des pays en développement afin de pointer les différentes responsabilités dans la situation de surendettement actuelle. De récentes annonces à propos de la République démocratique du Congo (RDC) vont dans ce sens mais les choix qui sont faits posent sérieusement problème et risquent de nuire à l’ensemble de la démarche elle-même. En effet, alors que le Premier ministre de la RDC, Antoine Gizenga, annonce la mise en place d’une commission d’audit pour évaluer la gestion des finances publiques pendant la période de transition (2002-2006), le CADTM critique le manque d’ambition de cet audit qui ne présente qu’un faible intérêt pour la population congolaise. Pour le CADTM, cet audit comporte trois points faibles qui portent atteinte à l’utilité d’un tel travail. 1. Il ne porte que sur une période de quatre ans. Bien que cette période soit marquée par la signature de contrats léonins entre les différents vice-présidents et les sociétés transnationales du Nord, en particulier dans le secteur minier avec la privatisation « scandaleuse » de la Gécamines, cet audit ne permettra pas d’établir l’étendue du pillage des ressources naturelles organisé via le mécanisme de la dette par la Banque mondiale, le FMI et les puissances occidentales depuis l’indépendance de la RDC en 1960. A cette fin, il est essentiel d’étudier l’évolution de l’endettement de la RDC depuis la période coloniale pour comprendre la situation actuelle du pays et ainsi poursuivre les responsables de la détérioration des conditions de vie des Congolais. 2. Le travail de la commission ne pourra servir de base à la mise en cause des différentes responsabilités puisque l’actuel président Joseph Kabila ainsi que les quatre anciens vice-présidents durant cette période sont couverts par une immunité injustifiable, en vertu d’un décret du 13 novembre 2006. 3. Le but fondamental de cet audit n’est pas de remettre en cause la dette colossale supportée aujourd’hui par les populations congolaises, mais il est bel et bien de séduire les bailleurs de fonds, principalement les institutions financières internationales et l’Union européenne : en fait, d’importants responsables de la situation chaotique du pays. Ce n’est pas les prêts de 186 millions de dollars et 161 millions d’euros promis la semaine dernière respectivement par Paul Wolfowitz, Président de la Banque mondiale, et Louis Michel, Commissaire européen au développement, qui permettront de satisfaire les besoins humains fondamentaux et de réparer les dommages subis par la population congolaise à travers les plans d’ajustement structurel rebaptisés aujourd’hui « Documents stratégiques de réduction de la pauvreté ». Ces nouveaux outils mis en avant par la Banque mondiale et le FMI pour retrouver une certaine légitimité contiennent toujours les même recettes néo-libérales : augmentation des exportation pour le remboursement de la dette, réduction drastique des budgets sociaux, privatisation des entreprises publiques, ouverture des frontières augmentation de la TVA... Le CADTM dénonce donc la responsabilité solidaire de ces créanciers avec les dirigeants de la RDC et soutient pleinement un audit qui servirait de fondement à l’annulation de la dette n’ayant pas profité à la population ; une action juridique contre les responsables de l’endettement dont la Banque mondiale ; le rapatriement des bien mal acquis comme la fortune de Mobutu, estimée à 8 milliards de dollars, et de son clan, ou les profits illégaux des transnationales résultant des pillages des ressources naturelles. Pour le CADTM, l’audit doit également entraîner le versement de réparations dans un fonds géré par les populations locales. |
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