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Communiqué de l’Olucome portant sur la mauvaise gestion du pays 24 mars 2014 - http://www.olucome.bi/ Le Burundi est parmi les 10 premiers pays les plus pauvres du monde. Cependant, les dirigeants se comportent comme si il est l’un des pays les plus nantis de la planète. C’est à partir de ce constat très amer que l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) est très préoccupé par la situation socioéconomique et politique qui prévaut dans le pays, et le comportement affiché par certains de nos dirigeants. Nos leaders politiques, quand ils accèdent aux affaires publiques oublient que dans le pays il existe des pauvres. Ce qu’ils font, c’est d’abord de dilapider la richesse nationale, et ensuite, de prendre des mesures pour protéger leurs intérêts propres, au détriment de l’intérêt général. Quelques faits honteux dénotent cette situation : 1. Ce vendredi 21 mars 2014, dans l’hémicycle de Kigobe, il était prévu le vote de l’amendement de la Constitution du Burundi. Le député de l’UPRONA, Charles NDITIJE, a fait des révélations. Il a affirmé que le pouvoir a tenté de corrompre des députés pour qu’ils votent en faveur de cette constitution. Il a même ajouté qu’il y a un député auquel le pays doit 3 milliards Fbu qu’ils auraient promis de rembourser la moitié ce lundi s’il votait en faveur de la Constitution. Si cette révélation s’avère vraie, l’OLUCOME qualifie ce comportement de corruption d’Etat. Car, c’est illogique qu’un pouvoir utilise des fonds versés par les citoyens à travers les taxes et impôts, pour corrompre les gens dans l’objectif de voter des lois dont le but est de durcir la vie de ces mêmes citoyens, et de rétrécir leurs droits. Or, les autorités du pays se comportent de la sorte alors que le Burundi connaît un taux de croissance de 4% au moment où dans les autres pays de la sous- région il varie de 7 à 13%. Par contre, au lieu de corrompre ces députés, l’Etat devrait utiliser cet argent pour venir en aide aux victimes de l’incendie du marché central de Bujumbura, ainsi que ceux des pluies diluviennes survenues dans la nuit du 9 février 2014 dans les communes urbaines du Nord, et dans celles de Bujumbura, dit Rural, et prendre toutes les mesures possibles pour réhabiliter les infrastructures endommagées. En outre, au moment où la population burundaise en général vit dans une pauvreté sans nom, les hauts cadres de l’Etat vivent comme si le pays est très riche. Or, le Gouvernement devrait privilégier les projets de développement afin de diminuer la misère qui guette la population burundaise. 2. Le Gouvernement vient de décider de couper la bourse des étudiants des Universités publiques. L’OLUCOME estime que cette mesure peut être prise, mais pas d’une manière précipitée. On doit d’abord étudier les contours de la question, arrêter des mesures complémentaires pour éviter des catastrophes. Cette mesure de couper la bourse aux étudiants est injuste, à nos yeux. Car, les élèves ne travaillent pas dans les mêmes conditions, raison expliquant les écarts qui s’observent au niveau des notes qu’ils obtiennent. Un élève d’un lycée communal de Cankuzo par exemple, n’étudie pas dans les mêmes conditions que celui du lycée du Saint Esprit. Cette mesure d’attribuer donc la bourse aux étudiants qui ont obtenu une bonne note signifie que c’est l’enfant du riche qui va bénéficier de l’enseignement supérieur. Et les parents de cet enfant pauvre qui a obtenu une mauvaise note parce qu’il a étudié dans les mauvaises conditions continueront à payer des taxes et impôts pour payer les études de l’enfant du riche. L’OLUCOME trouve insensée cette situation au moment où le pauvre est condamné à supporter le riche, alors que la situation devrait être inverse, comme cela s’observe partout au monde. Sur cette question des étudiants des universités publiques, les autorités du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique les a appelés à venir se faire inscrire ce lundi 24 mars, afin de regagner les auditoires. Cependant, les étudiants qui exigent leur retour après l’annulation du décret présidentiel revoyant leur bourse, refusent cette offre. Ce qui est très grave, au lieu de privilégier l’entente et le dialogue, les autorités du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique auraient planifié de corrompre les gens qui ne sont pas des étudiants pour venir s’inscrire en masse en lieu et place des étudiants. Selon l’auteur américain Steven Sample, « un vrai leader est une personne qui ne recule pas devant un problème, mais qui l’affronte de face. » Or, pour le cas que nous venons d’évoquer, les autorités cherchent des raccourcis qui produisent, à la longue, des effets boomrang. De cette situation alarmante, l’OLUCOME :
Cela permettrait à l’opinion de les décrier et de les décourager.
Fait à Bujumbura, le 24/03/2014 Pour l’OLUCOME, Gabriel RUFYIRI, Président |
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